Paris , le 18 Mars 2003

 

   Chère Alex,

 Aujourd’hui, il fait un froid de canard ; il pleut des cordes. Et pourtant les rayons du soleil transpercent les nuages et permettent la naissance forcée d’un arc-en-ciel   qui se dessina au-dessus de nos tête

              Et c’est en l’honneur de ce temps romantique, que j’eus  l’idée de t’écrire cette missive pour évoquer quelques-uns de nos beaux souvenirs.

 

            Alex,

                Je t’écris depuis  l’encoignure du bistro voisin  où nous nous attablions toi et moi, commandant un bon chocolat chaud  tout comme quand nous étions gamins. A travers la vitre, j’aperçois  un joli couple traversant la chaussée inondée des eaux de pluie   , et à les voir , une vague de souvenirs et  d’émotions m’envahirent   l’esprit pour aussitôt m’emporter  vers nos premières promenades nocturnes sous la pluie, puis notre premier cours de violon chez Madame Roseline  … et la liste est longue …  jusqu’au jour où , Moi, Nathan Smith m’agenouillai devant ta silhouette frêle , dressant une  bague vers toi , demandant ta main , ce magnifique 14 juillet . Je m’en rappelle comme si  c’était hier ; les larmes montèrent aussitôt à tes yeux vert  luisant, qui les relâchèrent dans une chute libre sillonnant  tes joues roses . Je me souviens encore de cette mèche blonde rebelle que tu chassais  derrière ton oreille gauche de ton index , pour enfin arriver à articuler et dire haut et fort  «  Oui , je le veux » , ces mots raisonnent toujours dans ma  tête , ces mêmes mots qui  ont fait , et font de  moi aujourd’hui l’homme le plus heureux au monde .

                Alex ,

                Le soleil a retiré ses fils de lumière pour laisser place à la couleur grise des nuages qui se sont entrelacés pour m’empêcher d’écrire .  A bientôt alors, j’attendrai impatiemment une réponse de ta part

                                                                        Je t’aime,    Nathan